Protection de la bonne réputation
À l’ère de la création d’une nouvelle réalité dans laquelle le monde virtuel imprègne le monde «réel», l’influence du contenu publié via les réseaux sociaux tels que X, Facebook ou Instagram sur le fonctionnement des individus dans le monde hors ligne est de plus en plus perceptible. Le monde créé sur Internet a un impact concret sur ce qui se passe en dehors de celui-ci.
Les réseaux sociaux sont une source de connaissances facilement accessibles et toujours à jour sur les événements actuels autour de nous, une source de revenus et servent également de moyen utile pour amplifier les actions sociales.
Malheureusement, Internet est aussi un espace où l’expression de diverses formes de haine est intensifiée. Les utilisateurs, se considérant comme anonymes, contrôlent beaucoup moins leurs commentaires et posts que leurs paroles en direct.
Ce phénomène regrettable a de nombreuses conséquences négatives, non seulement parce qu’il affecte l’état psychologique des personnes visées par ces actions négatives, mais aussi parce qu’il crée une confusion informationnelle et facilite la propagation des soi-disant “fake news”.
Le droit polonais prévoit plusieurs types d’instruments utiles pour réagir à la violence verbale, tant sur Internet qu’en dehors. Le code pénal décrit, entre autres, les délits de diffamation, d’injure, d’incitation à commettre un crime, d’agression en raison de la xénophobie, du racisme ou de l’intolérance religieuse, de menace punissable. Le code civil, quant à lui, statue sur la protection des biens personnels qui incluent, entre autres, la dignité et la bonne réputation.
L’utilisation des susmentionnés, nombreux moyens de protection juridique, disponibles à chacun d’entre nous, permet non seulement d’obtenir une compensation pour les dommages subis par nous mais influencera certainement aussi les actions des personnes abusant de la liberté d’expression à l’avenir.”